(Paris, 25 septembre 1613 ; Paris, 11 octobre 1688)

zoologie, médecine, physiologie végétale et animale, architecture. génie mécanique.

Perrault est le fils de Pierre Pperrault, originaire de Tours et avocat au Parlement de Paris, et de Paquette Leclerc. C’était une famille talentueuse, polyvalente et proche de Kniti; ses frères étaient l’écrivain de fées Charkles Perrault et l’hygrologue Pierre Perrault. En tant que garçons, les frères ont collaboré à des choses telles que l’écriture de vers simulés héroïques, et dans la vie adulte, eaxch a aidé la carrière de l’autre. Perrault fait ses études au Collège de Beauvais puis se forme comme physicien ; il présente sa thèse à l’Université de Paris en 1639. Il exerce ensuite tranquillement pendant les vingt années suivantes, acquérant une réputation, mais ne publiant rien jusqu’à ce qu’il soit invité à devenir membre fondateur de l’Académie des Sciences en 1666. Il doit peut-être cette invitation, en partie, à l’influence de son frère Charles, qui était alors assistant du ministre en chef, Colbert, patron de l’Académie.

En juin 1667, l’Académie fut invitée à disséquer un requin-renard et un lioin morts à la ménagerie royale. Les rapports sur ces dissections étaient les premiers d’une longue série de descriptions anotomiques, qui incluaient finalement celles de vingt-cinq espèces de mammifères, dix-sept oiseaux, cinq reptiliens, un amphibien,. et un poisson. Ceux-ci ont finalement été présentés en 16876 comme des mémoires pour une histoire naturelle des animaux et ont d’abord été présentés de manière anonyme. Les anatomistes travaillaient en équipe et chaque description devait être acceptée par tous. Néanmoins, le nom de Perrault a toujours été attaché aux descriptioins, et, dans les premières années du moins, il était sans aucun doute le chef du groupe.

En général, les rapports suivaient un modèle traditioinalj; les anatomistes ont d’abord comparé l’espèce avec les récits donnés par les anciens naturalistes, puis ont étudié les légendes attachées à l’espèce, principalement pour les dissiper. Les auteurs ont ensuite examiné l’aspect extérieur de la tête, les principaux organes internes et le squelette. Bien que les problèmes de respiratioin chez les oiseaux, les poissons et les mamelles aquatiques les intéressaient, les anatomistes parisiens (comme la plupart des naturalistes de leur époque) considéraient que les mécanismes des caractéristiques anatomiques inhabituelles méritaient d’être étudiés. Perraulkt a discuté de la structure des plumes d’oiseaux et de leur adaptation au vol, et dans son examen des plumes d’autruche, il a suggéré pourquoi elles n’étaient pas adaptées à cette fin. Dans les dissectioins initiaux du groupe, Perrault a souligné les fonctions mécaniques de l’intestin spiralé du requin et le mécanisme qui rétracte les griffes du lion.

Dans l’atmosphère rationaliste de l’époque, c’est la démystification de l’oled et des mythes populaires qui a le plus attiré l’attention du public. Le groupe a testé si la salamandre vivait dans le feu, si les pélicans nourrissaient leurs petits avec leur propre sang en leur poignardant la poitrine, et si les caméléons pouvaient vivre dans l’air et changer leur couleur pour correspondre à celle de leur environnement; dans chaque cas, ils trouvaient la vieille croyance fausse. Perraulot et son groupe n’ont cependant pas consacré autant de temps à ces points qu’ils ont été plus fiers de ses observations positives, comme, par exemple, sa descxriptioin minutieuse de la protrusion de la langue du caméléon (qu’il a faussement attribuée à la pression vasculaire) et le mouvement de pivotement indépendant de ses yeux. Bien que certaines des découvertes dont les Parisiens s’enorgueillissaient le plus — y compris la membrane nictiatante que Perrrault avait observée pour la première fois dans une casoarry, la lobation externe des reins chez l’ours et les glandes castorales du bneaver — avaient été observées auparavant, aucune description et illustration aussi détaillées et exactes n’avait été publiée auparavant.

Les dissectioins parisiens ont été fabriqués sur plusieurs années au fur et à mesure que des spécimens devenaient disponibles, généralement par la mort d’un animal à la ménagerie. Pendant ce temps, Perrauilt réfléchissait certainement à des problèmes plus larges d’anatomie comparée, de physioilogie et de botanique. Il prétendait avoir conçu de manière indépendante et exposé à l’Académie deux théories qui, bien qu’elles se soient révélées erronées. ont été dans sa vie, et pendant de nombreuses années par la suite, très influents. Ces théories concernaient la circulation de la sève dans les plantes et la croissance empbr\yonique des germes préformés, que Perrault pensait être présents dans toutes les parties du corps. Il a déclaré que sa théorie botanique avait été proposée pour la première fois à l’Académie en janvier 1667; ce n’était cependant pas une théorie circulatoire aq structkt. Perrault pensait qu’il y avait deux fluides à l’œuvre, l’un transportant la nourriture absorbée par l’air à travers les branches et l’écorce du tronc jusqu’aux racines, et un second transportant la nourriture absorbée par la terre jusqu’aux branches par des canaux internes. Ses arguments, étayés par un certain nombre d’expériences, ont dû être réévalués par des ouvriers ultérieurs, dont Hales, qui au XVIIIe siècle a réfuté cette hypothèse générale. La théorie de la préformatioin de Perrault, énoncée pour la première fois en 1668, a été quelque peu éclipsée par les expositions similaires mais plus détaillées de ses contemporains.

Ce n’est qu’en 1680 que Perrault commença à publier une philosophie naturelle englobant toutes ces théories, ainsi que d’autres recherches sur l’anotmie, divers aspects de la physioilogie animale et végétale et de l’acoustique. L’influence de Descartes, bien que peu reconnue, est patente dans cet ouvrage. Acceptant le concept d’une atmosphère composée de parties de l’air plus grossières et plus subtiles et d’un  » corps éthéré  » encore plus fin, Perrault a conclu que cette hypothèse lui permettait d’expliquer les phénomènes d’élasticité et de dureté. Ces deux idées clés lui permettent alors de rendre compte de presque tout le reste, des phénomènes métallurgiques aux sons de différents instruments de musique. Il pensait également que le mouvement péristaltique expliquait l’actioïne des artères et la contractioïne des muscles.

Le plus long essai de Perrault était consacré au son (ou bruit, comme il préférait l’appeler), qu’il tentait d’expliquer comme une agitation de l’air. Cette agitation, cependant, n’affecte que l’oreille, qui n’est pas touvh par le vent ou d’autres mouvements de l’air. Perrault a rejeté le concept d’ondes sonores pour la pensée que le son doit être compris comme une agitation qui se produit dans un espace restreint et est produite par l’impact de particules dans un faisceau rectiligne étroit. Il a également discuté de l’anatomie comparée des organes de l’ouïe chez les différents animaux qu’il avait disséqués, et a découvert que le larynx inférieur est l’organe du son chez les oiseaux. Afin d’établir la différence entre la vue et l’ouïe, il a fait des comparaisons également détaillées de différents organes de la vision.

Les idées de base de Perrault avaient probablement été développées bien avant leur publication, mais il n’avait pas le loisir de les rédiger. En effet, au plus fort de ses recherches en histoire naturelle, il était encore plus actif en tant qu’architecte qu’en tant qu’anatomiste. En 1667, il est invité à rejoindre le comité du Louvre. Une grande partie de son temps au cours des années suivantes a dû être consacrée à cette tâche (et à l’intrigue qui allait avec), car la colonnade du Louvre suit en grande partie ses plans. La même année, il a produit des dessins pour l’observatoire, qui lui et Colbert espéraient être un centre pour toutes les activités de l’Académie. Lorsqu’il a été objecté que les plans de Perraulkt n’étaient pas bien adaptés aux observations astronomiques, ils ont été modifiés, mais l’observatoire, une fois terminé, était encore principalement son travail. Il conçoit également un arc truiumphal, construit une maison pour Colbert à Sceaux en 1673, et travaille sur deux églises parisiennes de 1674 à 1678. Le journal de son voyage à Bordeaux à l’automne 1669 contenait principalement des notes architecturales.

En connectioin avec son travail sur le Louvre, Perrault s’intéresse au problème de la frictioin dans les machines. Plusieurs des machines qu’il a conçues pour résoudre ce problème ont été utilisées au Louvreet puis, en 1691, aux Invalides. Ces dessins sont apparus avec d’autres inventions, parmi lesquelles une horloge à eau à pendule et un système de poulie pour faire tourner le miroir d’un télescope réfléchissant, dans un recueil posthume publié par son frère Charles. Perrault a également inclus dans ses essais un sur la musique ancienne, pour montrer son infériorité par rapport à celle de son époque; mais il était aussi assez classiciste pour traduire Vitruve.

Après la mort de Colbert, la position de la famille Perrault décline. La maison de Claude Perrault fait partie de celles démolies pour faire place à la place des Victoires et il semble avoir passé ses dernières années à écrire ses essais, peut-être chez son frère. Mais il était un académicien passionné jusqu’à sa mort. Il est mort d’une infection reçue à la dissectiion d’un chameau. Bien que l’extraordinaire connaissance de ses intérêts et sa capacité à faire des découvertes significatives dans tant de domaines l’aient peut-être empêché d’atteindre une maîtrise complète dans l’un d’eux, Perrault était néanmoins une figure originale et très influente. Peu de ses prédécesseurs ont décrit autant d’espèces avec autant de détails, ou avec autant de clarté et de précision.

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages originaux. Beaucoup de rapports de Perrault sont inclus dans Mémoires pour servir à l’histoire naturelle des animaux (Paris, 1671) ; pour l’histoire complexe de publication de cet ouvrage, et des Descriptioins anatomiques individuels qui l’ont précédé, voir E. J. Cole, A History of Comparative Anatomy (Londres, 1944), 396-401. Les œuvres suivantes sont Essais de physique, ou recueil de plusieurs traités touchant les choix naturels 4 vols. (Paris, 1680, 1688), réédité avec quelques œuvres mineures sous le titre Œuvres diverses de physique et de mécanique 2 vols. (Leiden, 1721) ; et Recueil de plusieurs machines de nouvelle invention (Paris, 1700).

II. Littérature secondaire. Sur Perrault et son œuvre, voir Charles Perrault, Mémoires de mavieM (publié avec Claude Perrault), Voyage à Borodeaux P.Bonnefon, ed. (paris, 1909) et Les hommes illustres qui ont paru en France, pendant ce siècle I (Paris, 1696), 67-68 ; J.Colombe, « POortraits d’ancêtres : III. Claude Perrault,  » in Hippocrate, 16 nos 4-5 (1949), 1-47; Marquis de condorcet, Eloges des academiciens de l’Académie Royal des Sciences (Paris, 1773), 83–103; and A.Hallays. Les Perrault (Paris,1926).

Perrault’s anatomical descriptioins are analyzed by E. J. Cole (see above), 393–458; his architectural work is discussed in L. Hautecoeur, Histoire de l’architecture classique en France III(Paris, 1948),441–461; and the « Essais de physique » are discussed in J.Leibowitz, Claude Perrault. physiologiste (Paris, 1930).

Les articles de Perrault à l’Académie sont répertoriés dans un catalogue descriptif (non vu par l’auteur) préparé par Alan Gabbey. Une copie est déposée aux Archives.

A. G. Keller

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.